Mini Formation pour les adoptants

Une nouvelle formation pour les adoptants est prévue au refuge de Strasbourg.
Après le succès de la première rencontre, nous vous proposons le samedi le 29 février 2020.
Mini-formation sur la thématique des chiens excitables

Nous aborderons les besoins des chiens, comment les combler et évoquerons des méthodes pour favoriser le calme des chiens excitables.
Cette rencontre aura lieu sans chien, afin de pouvoir se concentrer sur les thématiques abordées.
Elle sera dispensée par une comportementaliste et éducateur canin spécialisée dans les chiens de refuge, Morgane Schmitt (Page Facebook : Morgane Schmitt Comportementaliste).
Tarif abordable, communiqué par e-mail.

Préparer son arrivée – côté cohabitation

Il y aurait tellement de choses à évoquer pour poser les bases d’une cohabitation sereine avec votre nouveau meilleur ami. 

Votre chien va arriver dans un nouvel environnement, rencontrer des êtres vivants inconnus. Il est donc primordial de lui faciliter cette période stressante en posant au préalable un cadre rassurant et idéalement constant. Il sera bien entendu nécessaire de s’adapter à ses préférences et sensibilités, comme pour tout être vivant. Mais une réflexion en amont facilitera cette transition déjà très perturbante pour le chien adopté.

Voici quelques pistes de réflexion (liste évidemment non exhaustive). Pensez à anticiper :

  • le cadre que vous souhaitez poser : pièces autorisées / pièces interdites, accès ou non au canapé et au lit…
  • les lieux qui lui seront accessibles lorsqu’il sera seul ou quand vous aurez de la visite
  • l’emplacement de son/ses panier(s) permettant de répondre à ses besoins de contact et de repos, sans favoriser la gestion de l’espace et des déplacements, qui peuvent devenir « problématiques » avec certains chiens (on évitera les lieux de passage, voire la vue sur les portes)
  • les lieux et types de promenades adaptés à son profil (Joueur ? Anxieux ? Dynamique ? Calme ?…)
  • l’organisation du temps que vous allez lui consacrer, en pensant à long terme afin de lui permettre de rentrer dans une routine rassurante
  • la manière dont vous allez habituer le chien à la solitude – je recommande une progression en douceur et donc une adoption à une période où il est possible de s’absenter dans un premier temps quelques secondes à quelques minutes par jour uniquement –
  • si vous avez plusieurs animaux, la gestion de leur cohabitation dans l’espace, notamment concernant les ressources telles que la nourriture

Il sera également crucial de poser rapidement les bases d’une relation saine, rassurante et positive entre vous. Nous y reviendrons dans un prochain article.

Et bien sûr, profitez des moments de complicité uniques que nous offrent les chiens de refuge !

Morgane Schmitt, comportementaliste et éducateur canin

Bienvenue à la maison Félix ! Conseils pour bien accueillir votre chat

Ça y est, vous y avez longuement et mûrement réfléchi et la décision est prise : vous adoptez un chat (de refuge bien évidemment…) !
Excellente idée !!! 😉
Voici donc quelques astuces et conseils pour faire en sorte que l’arrivée de votre nouveau compagnon se passe au mieux. Si pour vous, son arrivée rime avec « excitation, joie et impatience », pour lui, bien souvent il signifie « stress, anxiété et chamboulement ». Mais pas d’inquiétudes, il existe toujours des solutions ! En dehors des accessoires et du matériel à acheter en amont, si l’on veut faire au mieux les choses, l’accueil d’un chat se prépare déjà avant son arrivée. On pourrait même dire qu’il y a trois phases à prendre en considération : celle avant son adoption, celle avant son arrivée et celle de son arrivée.

Avant son adoption :

Même si vous avez eu un coup de cœur pour un animal, il est toujours préférable de laisser passer une nuit et de retourner le voir une seconde fois avant de se prononcer définitivement. Si c’est un réel coup de cœur, il n’en sera que confirmé, si le doute s’installe la seconde fois, c’est qu’il y a probablement une raison à cela. Dans le cas où la cause serait d’ordre pratique, peut-être que des solutions existent. Dans le cas où elle serait d’un autre ordre, c’est probablement votre intuition qui vous parle et qu’il est préférable d’écouter…


Avant d’adopter le ou la minette que vous avez choisi – ou plutôt devrions-nous dire, qui VOUS a choisi… car c’est bien souvent ce qu’il se passe, ça n’est pas réellement vous qui décidez mais elle ou lui qui jette son dévolu sur vous ! – essayez d’organiser une visite « groupée » avec tous les membres de votre foyer afin qu’ils aient tous l’occasion de faire la connaissance de l’heureux(se) élu(e), de le(la) jauger et vice-versa. Cela permettra d’établir un premier contact réciproque, de s’assurer que le « courant passe » entre tous et de le familiariser progressivement avec les odeurs de chacun.

Avant son arrivée :

  • Si vous en avez la possibilité, imprégnez en amont votre appartement des odeurs du chat que vous allez accueillir. Pour ce faire, vous pouvez par exemple vous servir d’un bout de tissu avec lequel vous frottez très légèrement et délicatement ses babines. De retour chez vous, frottez ces odeurs sur les plinthes de votre logement (car elles sont à la hauteur du chat), son futur panier/ igloo et le canapé. Cela rassurera votre futur chat et lui donnera l’impression de n’être pas complètement sur un terrain inconnu.
  • Dans la même optique et logique, il vous est possible de prévoir quelques jours avant son adoption, un objet (un t-shirt, une petite couverture ou une serviette, par exemple) largement imprégné de vos odeurs et que vous déposerez, en accord avec le refuge ou sa famille d’accueil, dans son panier. Cela permettra à votre chat de s’habituer subtilement et progressivement à votre odeur et donc à vous.
  • Il existe des phéromones synthétiques pour chat que vous pouvez vaporiser ou diffuser dans votre logement pour apaiser à la fois, le chat que vous allez accueillir mais aussi ceux que vous avez peut-être déjà chez vous. N’hésitez pas à en vaporiser aussi dans votre voiture quelques heures avant son transport à votre domicile.
  • Concernant le matériel et les accessoires à prévoir : une gamelle pour les croquettes, une autre pour la pâtée (s’il en mange) et idéalement plusieurs d’eau à répartir dans votre logement. En effet, les chats oublient parfois de boire et plus les opportunités de leur rappeler sont nombreuses plus il y a de chances qu’ils le fassent ! Il est également conseillé de prévoir une litière par chat, cela évitera que l’un se sente « envahit » et que l’autre ne s’en serve pas à cause d’odeurs qui ne sont pas les siennes. Rien ne vous empêche de supprimer l’une des deux par la suite si vous remarquez qu’ils utilisent la même. Pensez simplement à la changer plus souvent ;). N’oubliez pas non plus les jouets, indispensables pour divertir et stimuler votre compagnon, surtout s’il n’aura pas la possibilité de sortir, ainsi que des grattoirs pour qu’il puisse marquer son territoire et stimuler la chute et la repousse de ses griffes.
  • Voici un point auquel on ne pense pas toujours surtout en tant que primo adoptant : nos superbes plantes ! Enfin celles qui sont encore en vie… Vous trouverez ici une liste non exhaustive des plantes dangereuses ou toxiques pour les chats.
  • Enfin, pensez à sécuriser vos fils électriques, à ranger les objets coupants et à boucher les cachettes dans lesquels il lui serait difficile d’en ressortir.

À son arrivée :

  • La voilà enfin votre petite boule de poils préférée à vos côtés ! Dans l’excitation et par l’envie de tout partager avec lui tout de suite, certains seraient tentés d’ouvrir la cage de transport et hop de le laisser explorer à sa guise tout le logement. Stop, ralentissez ! Étapes par étapes… S’il est vrai que d’ici un an il voudra probablement pousser les murs de votre logement pour avoir encore plus d’espace, pour le moment limitez son accès à une seule pièce. Cela le rassure, évite de le submerger de centaines d’infos (bruits, odeurs, configuration etc…) d’un seul coup et donc de le stresser. Dans sa petite tête à lui, et à ce stade, son instinct le pousse à raisonner différemment : « une cachette, vite pour me mettre en sécurité car je suis à découvert dans un endroit que je ne connais pas ! » Prévoyez à ce propos, un endroit dans lequel il peut se cacher, si possible en hauteur. C’est seulement au bout de deux-trois jours que vous pourrez progressivement lui faire découvrir les autres pièces, une à une.
  • Très important : pensez toujours à bien fermer vos fenêtres/ balcons si accessibles par votre chat, avant de quitter votre logement. Ne laissez jamais des fenêtres battantes ouvertes sans surveillance. Il arrive fréquemment que les chats cherchent à s’échapper pour différentes raisons (un bruit, un oiseau, la curiosité, l’ennui etc.) et y restent coincés au péril de leur vie.
  • Si vous disposez d’un accès à l’extérieur et que vous avez l’intention de le laisser sortir, attendez quelques semaines (environ deux mois) avant de le lui proposer. Il est important que votre nouveau compagnon prenne déjà ses marques à l’intérieur de votre logement et qu’il y trouve des raisons positives d’y revenir lorsqu’il pourra sortir (panier douillet, alimentation régulière, chaleur du foyer, caresses, etc.)
  • Concernant l’alimentation, ne la changez pas brusquement. Son estomac a besoin de s’adapter. Procédez progressivement. Mélangez à l’alimentation qu’il a toujours eu, quelques unes des croquettes ou de la pâté que vous souhaitez lui donner à l’avenir, et ceci sur plusieurs jours.
  • Vous trouverez également ici une liste non exhaustive des aliments dangereux ou toxiques pour sa santé.

En espérant que ces quelques astuces et conseils vous aiderons à mieux préparer l’arrivée de votre chat, nous vous souhaitons beaucoup de joie et de bonheur en sa compagnie !

Eve, Amoureuse des chats &  bénévole à la Spa de Strasbourg

Nouveauté : Mini formation à la SPA de Strasbourg –

Formation pour nos adoptants :

Pour 2020, nous vous proposons quelque chose d’un peu différent, dans l’idée de vous accompagner au mieux dans votre cohabitation avec un chien adopté au sein de notre refuge.
Il s’agit de mini-formations, sur des thématiques précises, reprenant les questions les plus fréquentes des adoptants de chiens de refuge.
Ces formations auront lieu le samedi de 10 h à 12 h au sein de nos locaux, une fois par mois.
Il suffira de s’inscrire au préalable et de préparer quelques questions, l’idée étant de ne pas être trop nombreux afin de pouvoir échanger.
Ces rencontres auront lieu sans chien, afin de pouvoir se concentrer sur les thématiques abordées.
Ces mini-formations seront dispensées par une comportementaliste et éducateur canin spécialisée dans les chiens de refuge, Morgane Schmitt (Page Facebook Morgane Schmitt Comportementaliste).
Tarif abordable, communiqué par e-mail.
Pour toute question, ou pour vous inscrire, contactez-la directement : morgane.schmitt@gmail.com

Préparer l’arrivée d’un chien récemment adopté – côté matériel

Ça y est, vous êtes prêt ! Vous avez vérifié que vous pouviez accueillir un chien dans de bonnes conditions et lui offrir une vie adaptée à ses besoins spécifiques. Vous avez bien réfléchi, et vous avez décidé de vous lancer : c’est parti pour une merveilleuse aventure !!

Il est temps d’offrir à ce loulou une belle vie, douce et apaisée, pour compenser sa vie d’avant, ses longues journées d’attente en cage.

Alors, on lui prépare un nid douillet pour qu’il se sente en sécurité et pour répondre à ses besoins, à notre petit protégé.

Voici quelques éléments auxquels il faut penser :

  • une gamelle d’eau suffisamment grande, voire à une fontaine à eau
  • la nourriture que vous souhaitez lui donner (ration ménagère, BARF ou nourriture industrielle)- sachant qu’il conviendra de prévoir une transition avec sa nourriture actuelle et de s’adapter à ses goûts et sa digestion
  •  le matériel de nourrissage – une gamelle comme habituellement, mais sachez qu’une alternative est possible et un nourrissage sous forme d’occupation peut-être mis en place. Plus d’informations dans un prochain article
  • le panier : choisissez un panier confortable et adapté, notamment si vous adoptez un chien avec des besoins masticatoires importants (panier solide recommandé), ou un chien senior avec des articulations douloureuses par exemple
  • les jouets (d’occupation notamment)
  • le collier et/ou harnais permettant au chien de se mouvoir confortablement et en toute sécurité – je vous recommande de bien vous renseigner : certains équipements, parfois pourtant très répandus, peuvent générer des gênes et douleurs à nos chiens. Par ailleurs, on bannira évidemment les colliers étrangleurs et autres objets de torture.
  • la laisse – je recommande les laisses 1,50 à 2m permettant un « maximum » de mouvements à nos chiens, notamment pour pouvoir renifler et s’éloigner en cas de besoin, ainsi que les longes pour proposer une « semi-liberté » dans un premier temps
  • l’équipement de la voiture : bâche de protection, cage, rampe…
  • les éventuels équipements complémentaires : médaille, collier lumineux, manteau, brosse, tire-tiques, barrière bébé…

Je vous recommande aussi d’avoir le numéro du vétérinaire de garde rapidement sous la main en cas d’urgence.
Il nous vous reste plus qu’à le laisser prendre ses marques et à vous apprivoiser. A bientôt pour d’autres conseils.

Morgane Schmitt, comportementaliste et éducateur canin

La médiation animale

A la SPA de Strasbourg nos chiens sont formidables. Nous le savions déjà, mais ils nous le prouvent chaque jour ;

Dona et Molly ont été adoptés chez nous ;

Après une vie parfois chaotique, elles auraient pu vouloir couler des jours heureux, tranquilles et paisibles dans leur nouvelle famille. Pas du tout. Elles ont trouvé des adoptantes (Anne et Peggy) qui ont décidé de les entrainer dans un projet tourné vers l’autre : la médiation animale.

Elles ont contacté l’association Lianes qui mène ce projet depuis de longues années et ont présenté Dona et Molly pour approbation. Ouf, elles ont passé l’examen avec succès.

Et depuis elles vont régulièrement dans des EHPAD (plus particulièrement la maison de retraite St Gothard pour ces deux adoptées) pour redonner du baume au cœur aux résidents. Leur rôle est de se promener avec les « anciens », de jouer avec eux ou bien simplement d’être une présence qui réchauffe l’ambiance de ces lieux de vie et redonne de l’énergie à ces personnes parfois bien seules.

Et elles y arrivent très bien. Leur présence apaise les tensions, réveille des souvenirs, stimule les mouvements, l’attention des résidents de ces EHPAD

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Adopter un chien, oui, mais lequel ?

Choisir son chien en refuge peut relever du casse-tête.

Après avoir pris la décision d’adopter – et après avoir vérifié que nous pouvons l’accueillir dans les conditions nécessaires à son bien-être – arrive le moment où nous entamons notre réflexion sur le choix de notre futur compagnon.

Goulash, race commune, née en 2012

Bien souvent, c’est le physique des chiens qui nous attire. Nous apprécions une race, un groupe de races, une couleur, une morphologie par exemple.

Il est ici nécessaire de ne pas s’arrêter au physique du chien, ni à une race. En effet, s’il est important d’avoir un bon ressenti lors de la rencontre, il faut aussi s’assurer que nous pourrons répondre aux besoins spécifiques du chien pour lequel nous avons eu un coup de cœur.

Pour ce faire, il est essentiel de prendre le temps de recueillir des informations mais aussi d’apprendre à connaître son futur compagnon. Ainsi, il est possible de se renseigner sur les tendances d’une race par exemple, sur les besoins moyens d’un chien (entre 3 et 5h d’activité par jour, en moyenne, parfois plus), sur la répartition potentielle de ses besoins (activité physique, besoins sociaux, activité mentale, besoins ludiques etc.), mais aussi sur son âge, son comportement au refuge par exemple, ses ententes (avec les enfants, les autres animaux, ses congénères, les personnes âgées…), et la liste n’est pas exhaustive.

Google, née en 2017, au refuge depuis le 4 octobre 2019

Choisir son chien nécessite de faire un point sur sa propre situation, les efforts que nous sommes prêts et capables de fournir pour lui, et de bien se renseigner sur le chien que nous souhaitons adopter (auprès des équipes du refuge notamment) avant de se lancer.

Brad, né en 2017

N’hésitez pas à consultez des ouvrages de qualité sur le sujet, ou à vous faire accompagner par un professionnel compétent.

Morgane Schmitt, comportementaliste et éducateur canin

Adopter un animal, le fruit d’une réflexion et d’un amour inconditionnel !

Adopter un animal (que ce soit en refuge ou non, d’ailleurs), est un acte impliquant une réflexion préalable. Cela passe évidemment par le cœur, mais n’oublions pas de mettre notre raison dans la balance, afin de maximiser les chances d’une cohabitation harmonieuse !

En effet, cohabiter avec un « animal de compagnie », c’est aussi être capable d’en être responsable et de répondre à ses besoins.
Les animaux arrivés en refuge ont besoin qu’on essaye de les comprendre. Ils n’ont souvent pas eu cette chance pendant leur première partie de vie, alors, offrons-leur toute notre bienveillance lors de leur adoption.

Adoption SPA Strasbourg

Ainsi, avant d’adopter, il y a lieu de se poser des dizaines de questions. 

En voici quelques-unes :

  • se questionner sur ses motivations à adopter : pour briser la solitude ? pratiquer des activités sportives ? apporter de la compagnie à un autre animal ?
  • définir le temps et l’énergie que nous sommes capables et prêts à consacrer à son futur compagnon : suis-je prêt à me lever plus tôt le matin pour lui proposer une sortie en phase avec ses besoins ? à le sortir sous la pluie à 23h en hiver ? à lui apporter entre 3 et 5h d’activité par jour ?
  • suis-je prêt à « l’éduquer », à être pédagogue et patient (pour lui apprendre la marche en laisse, la propreté, gérer les éventuelles destructions…) ?
  • quel est mon mode de vie : suis-je souvent absent de mon domicile ?
  • ai-je prévu un budget mensuel pour mon nouveau compagnon (nourriture, santé, matériel, assurance éventuelle…)?
  • quelles sont les solutions à ma disposition si je dois m’absenter plusieurs jours sans pouvoir l’emmener ?
  • suis-je prêt à respecter ses sensibilités, ses humeurs, ses susceptibilités, moi mais également toutes les personnes qui seront en contact avec lui ? (question ô combien essentielle au bien-être de nos protégés)

En bref, suis-je prêt, comme pour toute cohabitation avec un être vivant (humain ou non), à apprendre, à m’ajuster, à me remettre en question et à le respecter ? Si la réponse est oui, rendez-vous très prochainement pour évoquer les critères à prendre en compte dans le choix de son futur compagnon 🙂

Morgane Schmitt
Comportementaliste et éducateur canin